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Déclaration du Comité des familles des victimes de l’attentat contre l’avion cubain à la Barbade Aujourd’hui, 11 avril 2007, voilà exactement deux ans, Fidel Castro dénonçait la présence aux Etats-Unis de Luis Clemente Faustino Posada Carriles. Deux ans plus tard, l’administration étasunienne continue de protéger ce terroriste international, refusant de remplir ses obligations dans la lutte réelle contre ce sinistre fléau qui frappe l’humanité. Du fait du deux poids deux mesures de l’administration Bush dans la lutte contre le terrorisme, Luis Posada Carriles n’est accusé par la justice étasunienne que d’avoir menti aux autorités d’immigration lors de ses démarches pour obtenir la nationalité. L’inaction de l’administration Bush, qui refuse d’apporter les preuves flagrantes en sa possession au sujet de la nature foncièrement terroriste de ce dangereux individu, a frayé la voie à la décision insolite et inacceptable de la juge Kathleen Cardone, le vendredi 6 avril, qui lui a concédé la libération conditionnelle Face à ces manigances grossières et immorales:
Il est immoral d’accuser Posada Carriles de mensonge, tout en trompant soi-même le monde au sujet de sa condition de terroriste. Il est immoral d’accuser quelqu’un de mensonge, tout en cachant soi-même la vérité pour exonérer un dangereux terroriste. Il est immoral de déclencher des guerres contre le terrorisme, de causer la mort de milliers de personnes dans des endroits reculés du monde, tout en hébergeant soi-même sur son territoire des terroristes avérés et actifs. Nous ne cessons de répéter que nous ne sommes pas motivés par des sentiments de vengeance : nous exigeons simplement qu’il soit mis fin à l’impunité qui entoure le crime de la Barbade depuis plus de trente ans. Il est inadmissible qu’on accorde une caution à quelqu’un qui ne se repent absolument pas de ce qu’il a fait et qui défie le monde en affirmant que, s’il renaissait, il sèmerait de nouveau le deuil dans des familles innocentes. Demain, 12 avril, il y aura dix ans qu’une bombe faisait explosion dans la discothèque Aché de l’hôtel Meliá Cohíba, la première d’une série d’actions terroristes contre des installations touristiques. Se moquant une fois de plus de ses victimes, Luis Posada Carriles reconnaissait être l’auteur intellectuel de ces attentats, dont l’un causa la mort du jeune Italien, Fabio Di Celmo, le 4 septembre 1997. Nous repoussons les manœuvres de certains médias qui s’efforcent de présenter le dangereux terroriste Luis Posada Carriles comme un pauvre vieillard souffrant de multiples maux. En fait, c’est de l’âme dont il souffre depuis plus de quarante ans ! Le gouvernement des Etats-Unis a le devoir de formuler le vrai diagnostic : « Posada Carriles est malade de terrorisme ». Plus tôt il le fera, et plus vite il contribuera à la vie et à la santé de l’humanité. Nous ne renoncerons pas à notre volonté de faire régner la justice. Tant que ce ne sera pas le cas, notre peuple énergique et viril fera trembler l’injustice. NOUS EXIGEONS QUE JUSTICE SOIT RENDUE! |