Entraver la justice n'empêchera pas le triomphe de la véritéPAR LOURDES PEREZ NAVARRO, du quotidien Granma S'IL y a un pays qui, vraiment, de peut pas parler d'un engagement sérieux dans la lutte contre le terrorisme ce sont bien les Etats-Unis. Les récentes décisions adoptées dans les procès judiciaires – diamétralement opposés – du tristement célèbre terroriste Luis Posada Carriles et de nos cinq héros prisonniers de l'empire, d'un côté, et les prisons secrètes administrées par la CIA dans huit pays, de l'autre, le démontrent. Les représentants du Département de sécurité territoriale des Etats-Unis, en laissant passer le délai pour faire appel de la décision du juge d'immigration William L. Abbott dans le faux procès migratoire contre Posada Carriles, a ouvert la voie pour l'établissement du terroriste notoire dans ce pays. La résolution de l'affaire Posada est un leurre, une gifle à la communauté internationale. Le Venezuela n'a reçu aucune explication qui justifie le refus de l'extradition. On refuse de l'extrader à Cuba pour « pratiquer la torture systématique contre les détenus », selon l'argument cynique et scandaleux fourni par le gouvernement étasunien, en complicité avec la mafia contre-révolutionnaire de Miami. Comme l'ont affirmé hier les journalistes Arleen Rodriguez, Lazaro Barredo et Reinaldo Taladrid à la Table ronde, s'il existe un pays dans le monde qui est mal placé pour faire des leçons de morale concernant la torture ce sont bien les Etats-Unis, qui – selon des enquêtes réalisées et publiées par le Washington Post – possède huit prisons secrètes en Afghanistan, en Thaïlande et dans d'autres pays dont deux pays ex-socialistes. Construites à un coût de plus de 100 millions de dollars, on assure que ces prisons clandestines, administrées par la CIA, détiennent des dizaines de personnes auxquelles on refuse tous les droits et garantis légales. L'existence de ces prisons n'a pas été niée ni reconnue par le procureur général étasunien lors d'une entrevue télévisée sur une chaîne de ce pays ; cependant il suit la ligne de conduite que mené par le vice-président Dick Cheney au Congrès et au Sénat pour que soit adopté un mémorandum légal qui autorise la torture de suspects. Avec tout cela les Etats-Unis violent les préceptes de l'Accord international des Nations Unies contre la torture et d'autres actes cruels et inhumains, dont ils sont signataires, mais qu'ils utilisent à leur convenance et non pour arrêter, poursuivre en justice et extrader – comme l'accord les y oblige – un tortionnaire notoire comme Posada Carriles. Ils continuent pendant ce temps de prolonger l'injustice dans l'affaire de nos cinq compatriotes, en torpillant la possibilité de leur retour immédiat à la Patrie. Comme on l'a appris, la Cour d'Atlanta a accepté la demande du ministère public de reconsidérer le jugement émis le 9 août dernier. Ceci ne veut pas dire que celui-ci est obsolète, a expliqué la docteur Nurys Piñero, avocate de l'équipe de la défense ; il est très clair et contient des éléments très importants dans l'ordre technico-juridique. La vérité contenue dans ses 93 pages, a affirmé par téléphone Richard Klugh, avocat de Fernando Gonzalez, ne peut pas être tue, le monde entier la connaît. Quand elle se réunira pour en faire l'analyse la Cour plénière devra tenir compte du contenu de cette décision. Je pense, a indiqué Nurys Piñero, qu'il existe chez les juges un dévouement pour la justice, et quand la défense va de nouveau faire valoir ses arguments, la vérité se fera jour : il n'existe pas d'impartialité à Miami qui puisse assurer un procès juste. Dans l'émission radiotélévisée on a appris que nos compatriotes, face à la décision adoptée le 31 octobre dernier, ont réagi avec la dignité et la noblesse qui les caractérisent et ils ont exprimé leur détermination de continuer de lutter pour prouver leur innocence et le caractère antiterroriste de la mission qui les a amenés aux Etats-Unis. http://www.granma.cu/frances/2005/noviembre/vier4/obstruf.html |