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Destruction de l'état de droit aux Etats-Unis

L'annulation du procès des 5 est mise en appel a décidé la cour de justice d'Atlanta.

Par Katrien Demuynck
Traduction M. Lemaire

La Havane le 9 août 2006,

Nous avons, ce jour, envoyé un communiqué commentant la conférence de presse que nous avons co-organisée avec les comités ‘Free the Five ' internationales.
Des personnalités, telles que le président du Nicaragua Daniel Ortega et le professeur Houtart nous ont également proposé leur aide.
Cette conférence de presse a été tenue à la date anniversaire de la décision de la cours suprême d'Atlanta qui annulait le procès contre les ‘5' et supprimait leurs peines de prison.
Cependant nous constatons qu'une année plus tard les ‘5' sont toujours en prison…
Nous avons décidé de lancer un appel pour leurs libérations immédiates.
La conférence a été un succès et a suscité beaucoup d'intérêt de la presse internationale .
A peine quelques heures avant que le terrible verdict d'Atlanta nous fut connu, Daniel Ortega estimait encore “Afin de ne pas perdre la face et sauver ainsi les institutions juridiques, les États-unis accorderont peut-être la remise en liberté des 5“.
Dans la soirée, nous recevions l'avis consternant suivant : Suite aux éléments du recours déposé en 2001 par les accusés, la cours d'Atlanta a décidé que le jugement qui avait été pris à l'unanimité par les 3 juges est annulé et décide de renvoyer l'affaire aux 3 premiers juges désignés.
Ceci signifie pour les 5 la mise en place d'une procédure sans fin et sans aucune lueur d'espoir de voir la fin de leurs emprisonnements dans les prisons de haute sécurité.
Parmi les douze juges qui ont pris cette décision, deux étaient les juges précédents qui ont maintenu leurs positions.
En d'autres mots, la cours suprême d'Atlanta décide qu'un procès équitable est possible à Miami…
Ces juges ne regardent certainement pas CNN. Ils auraient pu y voir que l'annonce de la maladie du président cubain et la délégation de ses fonctions de chef d'état aux ministres et au vice-président Raul Castro a été l'occasion de clameurs de joie et de fête totalement déplacées et scandaleuses.
Phrases le plus entendues : « Buvons à la mort de Castro » « Cuba sera le 51ème état des États-unis ». Dés l'annexion de Cuba réalisée, l'île s'appellerait Havamqui (soit la contraction de Miami et de la Havane…)
En réalité, toute cette agitation est faite par un groupe totalement minoritaire. Mais il emploie tous les moyens pour parvenir à ses fins, même la terreur.
Au cours de la conférence de presse du 9 août, Andres Gomez habitant Miami depuis plus de 45 ans, nous a livré quelques exemples de la haine anti-cubaine qui règne à Miami.
Un livre pour la jeunesse à été retiré des rayons des bibliothèques d'écoles par la mafia Cubano-américaine pour la simple raison qu'il donnait des informations neutres concernant le fonctionnement des écoles de Cuba.
Les enfants cubains de Miami ne doivent surtout pas savoir qu'à Cuba les jeunes étudient gratuitement. Qu'à Cuba l'éducation est de très haute qualité.
Un des membres de la commission qui a pris cette décision, a expliqué, dans la presse locale, qu'il ne voulait pas mourir pour avoir pris position pour Cuba.
La cours d'Atlanta n'a pas pris en considération qu'un véritable arsenal d'armes a été découvert à Miami. Ces armes étaient prévues pour alimenter des groupes terroristes anti-cubains, a précisé un des prévenus.
La cours suprême d'Atlanta n'a également pas noté que des terroristes peuvent impunément relater leurs agissements criminels dans la presse.
Si on suit le raisonnement de la Cours suprême d'Atlanta, Miami est une ville où pourra se dérouler, sans aucun problème, un procès équitable !
Cette décision nous tomba dessus comme une douche froide. Elle démontre qu'aux États-Unis la justice n'est plus indépendante et qu'elle suit servilement les instructions de la Maison Blanche.
La justice n'a également pas suivi les recommandations du groupe de travail contre les positions arbitraires des États-unis qui le 27 octobre 2005 déclare : l'emprisonnement des ‘5' est illégal et contraire aux conventions internationales.
Cette décision reste donc d'application.
L'appel à la libération immédiate est plus que jamais centrale.
Pour contrer la justice des Usa, aux ordres du gouvernement d'extrême droite, il n'y a qu'un seul mot d'ordre : tenir l'opinion publique du monde entier au courant de la suite du procès contre les 5 héros, ceci avec la mobilisation des milliers de personnes qui connaissent ce drame ou qui on l'ont appris via nos campagnes.

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