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Le Conseil de Detroit demande la libération des 5

La Havane, 12.04.06 (ACN)

Le Conseil de la ville étasunienne de Detroit, au Michigan,a adopté à l'unanimité une résolution exigeant la libération des 5 Cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis.

Cette résolution a été adressée au Président George Bush, à l'attorney général, au Département d'Etat, à bon nombre de membres du Congrès et aux média.

Le texte de la résolution souligne qu'aucune des charges présentées contre ces 5 Cubains n'a trait à des actes de violence, au port d'armes, au dommage à la propriété ou à la transmission de données ou d'information secrète du gouvernement.

La résolution rappelle que ces 5 Cubains, condamnés à 4 détentions à vie plus 77 ans de prison au terme d'un procès truqué à Miami, se sont infiltrés dans les organisations de contre-révolutionnaires de cette ville, organisations qui perpètrent des actes de terrorisme contre Cuba et qui ont été tolérées et même appuyées par les administrations qui se sont succédées à la Maison-Blanche.

La résolution du Conseil de Detroit établit une comparaison entre le traitement que l'administration Bush donne à l'affaire des 5 et celui dont bénéficient Luis Posada Carriles, terroriste dangereux d'origine cubaine qui se trouve dans un centre de détention pour sans papiers à El Paso, au Texas et Orlando Bosch, qui se promène tranquillement à Miami. Ces deux individus, souligne la résolution, ont été impliqués dans le réseau du terrorisme de Miami et sont des criminels avoués.

Le Conseil de Detroit rappelle qu'en 2005, une troïka de magistrats désignés par la Cour d'appel d'Atlanta a annulé le procès des 5. Ces magistrats ont conclu qu'il était impossible que les 5 aient fait l'objet d'un jugement juste à Miami.

La résolution rappelle également qu'un groupe de travail relevant de la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU a conclu que leur arrestation est arbitraire.

Il n'y a donc pas de charges contre les 5. Cependant le ministère public a demandé à ce que l'affaire soit analysée par les 12 magistrats de la Cour d'Atlanta, une démarche qui est vue comme une manœuvre dilatoire.

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