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Katrien Demuynck condamne la censure de presse dans l'affaire des 5 La Havane, 17.03.06 (AIN) Katrien Demuynck, présidente du comité belge pour la libération des 5, a condamné la censure dont l'affaire fait l'objet de la part de la grande presse. Katrien Demuynck, qui est également coordinatrice du mouvement de solidarité avec Cuba en Europe, s'est vue remettre à Holguin, une ville de l'Est de l'île, la distinction Felix Elmuza que décerne l'Union des Journalistes de Cuba en raison de son travail pour la diffusion de la vérité sur cette affaire politique. Dans des déclarations à la presse Katrien Demuynck a souligné qu'accéder aux médias pour faire publier un article sur ces 5 Cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis, est difficile. Elle a relevé qu'il est clairement compréhensible que Ramon Labañino, Antonio Guerrero, René Gonzalez, Gerardo Hernandez et Fernando Gonzalez, condamnés à de très lourdes peines au terme d'un procès truqué à Miami, tentaient d'empêcher des attaques terroristes qui sont concoctées contre Cuba en Floride avec la connivence de Washington. Ces 5 Cubains avaient en effet infiltré des organisations contre-révolutionnaires d'origine cubaine afin de prévenir l'île de leurs plans terroristes. Ils ont été condamnés sans preuve pour « conspiration afin d'espionner » alors que des hauts gradés étasuniens avaient déclaré à la barre qu'ils n'avaient jamais porté atteinte à la sécurité nationale des Etats-Unis. Katrien Demuynck a souligné que l'affaire est passée sous silence en Occident. « De là, a-t-elle dit que la soi-disant liberté d'expression n'est qu'un mirage. En Europe, bon nombre de journalistes s'autocensurent ou sont censurés, ce qui m'amène à dire que la presse libre dont on parle n'existe pas » a-t-elle ajouté avant de souligner que la campagne pour la libération des 5 a réussi à franchir des barrières mais qu'il faut poursuivre ce travail pour gagner de plus en plus de défenseurs des 5 dans le monde. |