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La Havane: Appel international pour la libération des 5 cubains emprisonnés aux Usa. Le 9 août 2006, juste un an après que la cour d'appel d'Atlanta annulait le procès et supprimait leurs lourdes peines de prison des ‘5' qui avait infiltré des groupements anti-castristes de Miami afin de prévenir toute tentative d'attentat contre Cuba, des personnalités internationales ont fait à nouveau un appel pour leur libération. L'argentine Graciela Ramírez , président du comité international pour la libération des 5, rappelait qu'un an s'était écoulé depuis que la cour d'appel d'Atlanta annulait le procès contre les ‘5' et supprimait leurs peines de prison. Selon ce verdict les 5 sont depuis cette date reconnus innocents. François Houtart , professeur émérite de l' UCL et président du Centre Tricontinental situé à Louvain-la-Neuve, expliquait que les États-Unis avait une longue tradition de jurisprudence équitable et que cela devait être appliqué dans cette affaire également. Ensuite il souligna le côté humain de cette affaire. Il en va de personnes présumées innocentes. Il n'est pas admissible qu'elles se trouvent encore en prison actuellement et que leur famille sont soumis au plus totale arbitraire en ce qui concerne leur droit de visite. Le cubain Andres Gómez , actif dans le ‘Committee to Free the Five' des USA, résidant à Miami depuis 45 ans, souligne qu'il s'agit d'un procès politique dirigé essentiellement contre le peuple cubain. La coordinatrice européenne de la campagne ‘Free the Five', Katrien Demuynck , a fait un appel pressant pour l'organisation d'une campagne internationale à partir du 12 septembre (8eme anniversaire de l'arrestation des 5) jusqu'au 6 octobre (30eme anniversaire de l'attentat contre un avion cubain au-dessus des Barbade). Le juriste allemand et membre fondateur du comité allemand ‘Free the Five', Gunther Belchaus , présumait que si cette affaire avait éclaté en Europe les accusés auraient depuis bien années été innocentés. Daniel Ortega , président du ‘Frente Sandinista de Liberación Nacional‘ et ex-président du Nicaragua, témoignait de sa solidarité non seulement pour les ‘5' mais également à Fidel et Raul Castro. Cette déclaration fut suivie d'un tonnerre d'applaudissement. Pour Ortega cette affaire concerne en premier lieu Cuba. Il s'agit du droit d'un peuple à sa souveraineté, afin de pouvoir se protéger contre des actions terroristes. Quelle est cette société qui met en prison des personnes qui ont sauvées des vies, s'interroge-t-il. Il espère que pour sauver la face et protéger leurs instances judiciaires les USA mettrons en liberté les ‘5'. Si ce n'est pas le cas il faut un large front de solidarité internationale afin d'arracher leur libération. Traduction Marc Lemaire |