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Une attaque historique du roi d’Espagne lors du XVIIème sommet hispano-américain
Par Toon Danhieux
Le lundi 12 novembre le sommet des pays de langue espagnole a été clôturé au Chili.
Ce que les médias occidentaux ont monté en épingle est l’attaque du roi d’Espagne contre Chavez parce que celui-ci aurait injurié l’ex premier ministre espagnol Aznar. – du jamais vu à une réunion au sommet –
Pourtant ce n’était pas le clou des attaques verbales, ce n’était qu’une petite pointe de l’iceberg…
La cause profonde était une réaction virulente de ceux qui plaident contre vents et marées pour le maintient du ‘statut quo historique’ et qui s’aperçoivent avec colère qu’ils ont de plus en plus d’oppositions.
Le président du Nicaragua a dénoncé le contrat que ses prédécesseurs ont conclu avec Union Fenosa, une entreprise d’électricité espagnole qui détient 47% du marché de l’énergie au Nicaragua.
Le Venezuela et l’Argentine ont également parlé du rôle néfaste des entreprises espagnoles dans la privatisation néo libérale des services publics sur tout le continent latino américain.
C’est plus probable que ce sont tout ces éléments la qui ont éveillé chez le roi espagnol ces ressentiments et de la colère.
Le vice-président cubain Carlos Lage a déclaré « Le continent est sur le chemin de l’intégration mais pas uniquement de celui des marchés mais aussi des peuples… Actuellement nous ne sommes plus dans la période où le néo libéralisme dictait les lois aveugles du marché ».
Le ministre des affaires étrangères cubain Pérez Roque ajouta à cette constatation « il faut que des changements structurels efficaces soient mis en place pour que l’économie mondiale diminue la pauvreté dans le monde »
Fidel Castro pour sa part juge que la date du 10 novembre 2007 « rentrera dans l’histoire comme le jour de la vérité », Castro ajoute : « le roi d’Espagne a subi son Waterloo idéologique lorsqu’il lança à la figure de Chavez « pourquoi tu ne fermes pas ta gueule ? »
Dès cette tirade, le cœur de tous les habitants de l’Amérique latine a été profondément touché.
Le peuple vénézuélien, qui décidera le 2 décembre 2007 s’ils va enfin revivre les jours glorieux de Simon Bolivar (ndlr : en ratifiant la nouvelle constitution), ne changera pas d’opinion malgré les trahisons et les coups bas que subi leur cher Chavez.
« Lorsque j’ai entendu Chavez déclarer qu’il allait dès son retour du Chili se rendre – comme très régulièrement – auprès de son peuple, j’avais peur que – dans les circonstances actuelles et vu l’importante victoire morale – qu’un homme de main l’assassine.
Il m’est difficile de ne pas avoir l’impression que les ex-détenteurs du pouvoir en concert avec l’empire vont faire tout ce qui est en leur pouvoir pour manœuvrer Chavez vers ‘un cul de sac’ dans lequel il leur sera plus facile de le liquider », prévient Fidel Castro.
« Dans le cas du Venezuela la victoire ne peut pas se transformer en une défaite cinglante mais tout au contraire être une victoire plus importante encore. Nous devons empêcher que l’impérialisme nous conduise au suicide. Nous devons continuer à nous battre et à prendre des risques mais ne pas défier le sort, chaque jour.
Dans toutes ces circonstances il est préférable d’employer les moyens de communication modernes afin de montrer les débats « en live » dans le monde entier du XVIIème sommet hispano-américain. »
Traduction: M. Lemaire

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