print versie

Le diable et l’éboueur

ORLANDO ORAMAS

« A Cuba, le régime d’un dictateur cruel approche de sa fin », a dit hier Bush devant la séance plénière de l’Assemblée Générale de l’ONU, au premier jour de débat de l’actuelle période de sessions.
Ensuite, un autre paragraphe de sa classique péroraison anti-cubaine, dirigée elle, surtout à la gamelle terroriste de Miami, celle-là même qui l’a aidé à arriver à la Maison Blanche avec les méthodes de « La Chambelona »
C’était le diable encore une fois à la chaire de l’ONU, avec la même haleine de souffre qu’il a menti et violé la Carte de l’organisme mondial pour porter la guerre aux confins du monde.
Cela ne surprend pas les cubains la petite colère de l’actuel mandataire nord-américain, auquel il lui manque le temps pour massacrer avec cruauté les autres peuples de la planète avec sa guerre de cultures et le prétexte de sa croisade anti-terroriste.
Bush, lui est un dictateur, cruel et il l’a été depuis qu’il signait sans vaciller les condamnations capitales du temps où il était Gouverneur, il a battu un record en vidant les sales d’attente de la mort dans les prisons du Texas.
Il s’est comblé d’honneurs avec les grappes de bombes lancées à gauche et à droite, d’abord en Afghanistan et puis en Iraq, dans une escalade mortelle qui ne s’arrête pas, en dépit de l’opinion publique des Etats-Unis, où il gouverne comme un des Présidents les plus impopulaires de l’histoire.
Dictateur dans le pays qui se vante de ses libertés civiles, au grand désespoir des pères fondateurs de l’Union, qui assisteraient épouvantés à cette époque de Loi Patriotique, de détentions sans ordre judiciaire et d’espionnage du citoyen.
Bush, celui qui dit de Bin Laden « mort ou vif », celui qui autorisa la torture et la dégradation humaine comme méthode d’interrogatoire à Abuh Ghraib, et des prisons secrètes et la violation de la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre.
Celui qui a endeuillé des milliers de familles étatsuniennes et qui a semé la douleur dans beaucoup d’autres en Afghanistan et en Iraq, où des dizaines de milliers d’innocents ont eu la malchance d’être « en ce moment à cet endroit » quand sont tombées les bombes yankees.
Bush, le pantin des transnationales et du complexe militaire industriel, celui qui préfère continuer à empoisonner la planète plutôt que de se consacrer à une politique environnementale responsable et soutenable.
Bush, qui a annoncé son veto à un projet de loi qui maintient et élargit l’aide sociale à des milliers d’enfants de familles pauvres de son propre pais.
Le même diable qui parle de démocratie à Cuba, nation qui a été l’objet du blocus le plus long et le plus criminel de l’histoire. Le peuple victime du terrorisme d’Etat « made in USA », soldé par des attentats, attaques à mains armées, guerre biologique et toutes les méthodes ténébreuses que la CIA a pu avoir à sa portée.
Bush, le compère de Posada Carriles et de l’acharnement sur les cinq anti-terroristes cubains et leurs familles, celui qui confond grecs et « gracs » et les australiens avec les autrichiens, l’APEC avec l’OPEP, l‘ « étatiste » qui ne lit pas les journaux, celui qui préconise la mort, sans même savoir de ce dont il parle, celui qui avant d’avoir son tour a déjà un fauteuil d’honneur dans la décharge de l’histoire.

Trad : Ana Borras

omhoog