L'économie cubaine rapporte croissance
par Carlos Fernandez-Vega Officiellement et illégalement décrété le 3 février 1962, le blocus étasunien contre Cuba est près de son 47 ème anniversaire. L'assemblée générale de l'ONU a condamné au moins dans 14 occasions (1992-2005) consécutives le blocus étasunien illégal à l'encontre de Cuba. Et 2006 ne sera pas l'exception, bien que récemment sans espoir que ce siège arrive à sa fin. Cependant, le gouvernement de l'île n'abandonne pas et présente un nouveau rapport- qui met à jour les dommages économiques, commerciaux et financiers supportés par l'île – et qui a été présente à l'ONU comme la résolution 60/12 et qui sera voté le prochain 8 novembre, pour accumuler une autre condamnation de l'organisme. L'effet économique a été superlatif, mais malgré cela, l'économie cubaine affiche une indication à la hausse et durant les deux années précédentes il a enregistré un taux de croissance supérieur à celui des autres pays latino-américains (5.4 pour cent en 2004 et 11.8 en 2005), en accord avec le rapport plus récent de l'ECLA (Cuba : évolution économique pendant 2005 et perspectives pour 2006), récemment divulgué. Le rapport de l'organisme spécialisé de l'ONU indique que la principale forteresse de l'économie cubaine sont les ressources humaines avec haute qualification et la provision universelle des services de base comme l'éducation, la santé, la culture et les sports. Cependant, elle souffre de bas niveaux d'efficience dans l'utilisation des ressources disponibles, fait associé à une gestion patronale insuffisante qui apparaît aussi dans son déficit financier externe, bien que cela se soit récemment amélioré. Le futur de l'économie cubaine dépendra d'un changement profond dans la spécialisation productive, les exportations non traditionnelles de biens comme des produits pharmaceutiques et biotechnologiques et le développement du cluster de la canne à sucre, l'approfondissement de la politique de substitution d'importations et la consolidation des services touristiques. Le défi consiste à trouver la formule d'accompagner et fournir ces changements dans le contexte de limitations avec lesquels opère l'économie. L'effondrement de l'Union Soviétique et le recul du bloc socialiste ont renforcé l'impact négatif du blocus illégal étasunien contre Cuba, et l'économie insulaire s'est pratiquement noyée (seulement en 1993, le PIB s'est effondré de 15 pour cent). Est apparu la « période spéciale » et d'autres dramatiques programmes de survie. En accord avec le rapport de l'ECLA (Cuba : évolution économique pendant 2005 et perspectives pour 2006, qui ne fait jamais référence au blocus américain illégal ni à ses effets cassants sur l'économie insulaire), la plus grande des Antilles reporte un taux annuel moyen de 6.56 pour cent durant les cinq dernières années. Selon le Bureau National de Statistiques en 2005, cite l'organisme, l'économie cubaine a crû de 11.8 pour cent face à 5.4 en 2004, propulsée par une plus grande disponibilité de devises, l'accroissement dans la valeur des exportations de nickel et le dynamisme des services touristiques. En partie, cette amélioration est du à la vente de services professionnels au Venezuela, entrées qui ont pu faire face à la facture pétrolière. Ces résultats ont été obtenus malgré les conditions climatiques défavorables, comme la pire sécheresse depuis 100 ans et trois ouragans qui ont produit des dommages directs et indirects estimés par le gouvernement à 3 mil 661 millions de dollars (7.9 pour cent du produit interne brut en 2005). Au même temps on enregistre une croissance économique avec soldes excédentaires tant dans le compte courant comme celle du capital de la balance des paiement (1.1 pour cent du PIB), ce qui a augmenté le niveau des réserves internationales (507 millions), permettant une plus grande couverture devant de possibles chocs externes. La structure des exportations de biens de Cuba durant les récentes années a connu un changement remarquable. II en ressort l'accroissement accentué du nickel, tandis que le sucre et les dérivés diminuent en troisième place en seulement quatre années. Une partie de cette transformation est associée à la hausse des prix internationaux dans le cas du nickel et du sucre. Il convient aussi de souligner que les exportations de produits non traditionnels ont continué à avancer, principalement les biens avec une haute valeur ajoutée, comme les biotechniques, pharmaceutiques et l'ingénierie génétique. En 2005 on a atténué l'importance relative des remises familiales comme source de financement externe de l'économie, en même temps que les ventes dans les magasins de récupération de devises ont augmenté de 6%. Le nombre d'affaires conjointes avec des entreprises étrangères a diminué de 313 en 2004 à 287 durant l'année suivante. Par contre, ont augmenté les investissements étrangers directs provenant de la Chine, le Venezuela et le Canada. Les importations de biens et services ont aussi augmenté, en partie à cause du prix plus élevé du pétrole et des aliments. L'excédent de la balance de services s'est significativement agrandi en raison de l'augmentation du tourisme international et des services professionnels et de télécommunications. Un autre changement notable dans le récent lustre s'est produit dans l'échange commercial de biens par continents. En 2005, ils ont été excellents : Amérique (50 %) ; Europe (29) et l'Asie (19), face à 40.6, 43.4 et 15.3, respectivement en 2000. Ces tendances ont continué en 2005, vu que les importations de Cuba depuis l'Union Européenne ont augmenté sensiblement (0.5 %) et ont totalisé mil 553 millions de dollars, au même temps que les exportations ont été de 817 millions de dollars, avec une réduction de 2.5 %. Pour ce qui est des perspectives pour 2006, le gouvernement cubain estime que la croissance du PIB pourrait dépasser 10 %, sur base du dynamisme commercial avec le Venezuela et la Chine. Priorité est donnée au secteur énergétique, on estime que l'extraction nationale du pétrole et gaz augmente et dans les premiers mois de cette année on a déjà atteint une sensible amélioration du service électrique. On prévoit une augmentation autour de 70 % dans l'investissement public, où l'on donne la priorité des programmes sociaux et de logement, le secteur énergétique, le tourisme et le nickel. Et malgré tout, Cuba avance, malgré que l'on maintienne son territoire assiégé malgré les résolutions de l'ONU. Source: La Jornada, du 3 et 4 novembre 2006 |