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Oui, tu peux devenir comme le Che!

Ibis Juana Caballero (20 ans), Professeur de cours généraux à l'Ecole Moyenne Inférieure José Martí

Si l'on cherche le nom d'une personne qui puisse passer pour un exemple irréprochable, on en vient sans aucun doute à celui du « Che ».

A mes yeux de jeune révolutionnaire, le personnage du « Guerrillero Heroico » constituera toujours une référence incontournable. Car, au plus profond de nous-mêmes, nous sentons chacun des enseignements que sa profonde humanité lui avait permis de poser comme principes.

Jeune aventurier, la justice a été son fil conducteur. Il en était un exemple éloquent.

C'est de là qu'il était parti pour voir le monde, son monde sud-américain. Sans doute s'agissait-il d'un engouement typique de son âge. Mais il a vu les horreurs parmi lesquelles vivent les peuples. La confrontation avec les opprimés a fait de la lutte pour éradiquer cette injustice le but de sa vie. Il n'était nullement effrayé des conséquences ni des dangers qu'allait entraîner ce choix. Il ne pensait pas à son propre pays, ni à son propre ciel. Pour la libération d'un peuple, il a laissé derrière lui sa maison, sa famille, sa blouse blanche de médecin. Il avait compris les profondes motivations révolutionnaires des amis et des camarades comme Fidel.

Ernesto Guevara de la Serna, notre Che, a toujours gardé sa simplicité et sa place aux côtés des simples gens. Mais son engagement et son labeur infatigable ont fait de lui un exemple, celui d'un homme que nous avons appris à admirer pour ses actes. Il fut toujours le premier à retrousser ses manches. Chez lui, les actes précédaient toujours la parole.

Il savait identifier le mal dans le monde et il a prouvé qu'on ne pourrait l'éradiquer sans lutter. Il nous a prévenu de « ne pas céder d'un pouce face à l'impérialisme ». Il n'est pas resté pour la suite de la mise en place du projet de la révolution cubaine. Il était sûr que nous étions à même de le mener à bien et que Cuba allait préserver son indépendance. C'est pourquoi il est parti pour d'autres pays, afin d'entreprendre de nouvelles révolutions.

Nous, les humains, rêveurs de nature, ne sommes pas toujours en mesure de donner vie à nos rêves. Mais le Che, lui, était bel et bien à même de laisser à l'arrière-plan toutes considérations personnelles ou matérielles afin de donner vie à ses rêves.

Nos enfants répètent jour après jour cette devise, « Etre comme le Che ». Ce n'est pas simplement qu'une jolie devise. C'est en fait une noble aspiration révolutionnaire. Certes, cela n'a rien d'évident, mais ce n'est certes pas impossible non plus. Car le Che lui aussi était quelqu'un qui, précisément et peut-être encore plus que les autres humains, éprouvait des sentiments et de la compassion. Nous, les générations à venir, serons comme le Che dans la mesure où nous serons à même de compatir à la souffrance de n'importe quel homme ou femme, enfant ou vieillard. Nous le serons dans la mesure où nous serons à même de faire nôtre ce rêve de justice, qu'ils sont si nombreux sur terre à vouloir réaliser. Nous le serons si nous acceptons de partager nos connaissances avec nos peuples frères qui, aujourd'hui encore, vivent dans l'ignorance.

Chacun d'entre nous, qui apprend à donner le meilleur de soi-même, peut devenir un nouveau Che.

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